Article composé à 99% avec l'aide de l'intelligence artificielle. Quand Donald Trump blâme le Canada pour la fumée émise par les feux de forêts son discours consiste à nier ou à minimiser le réchauffement d’origine humaine, sa gravité et la nécessité de réduire rapidement les combustibles fossiles. Toutefois, ses déclarations les plus récentes vont maintenant jusqu’à présenter la science climatique elle-même comme une tromperie.
1. Ses principales déclarations
Le 23 septembre 2025, devant l’Assemblée générale des Nations unies, Donald Trump a qualifié le changement climatique de « plus grande escroquerie jamais perpétrée contre le monde ». Il a également déclaré que l’empreinte carbone était un « canular » conçu par des personnes animées de mauvaises intentions. Il a conseillé aux gouvernements d’abandonner ce qu’il appelle la « supercherie verte », affirmant que les politiques climatiques conduiraient leurs économies à l’échec.
Son administration emploie systématiquement des expressions comme :
« Green New Scam », soit la « grande arnaque verte »;
« religion du changement climatique »;
« fantasmes du Green New Deal »;
« beau charbon propre »;
« domination énergétique américaine ».
L’EPA de Trump a même présenté la révision des règles climatiques comme un « poignard planté au cœur de la religion du changement climatique ».
Cette position est incompatible avec le consensus scientifique : l’accumulation de CO₂, de méthane et d’autres gaz à effet de serre réduit la quantité de rayonnement infrarouge qui s’échappe vers l’espace, ce qui augmente la température moyenne de la planète.
2. Les mesures prises depuis son retour au pouvoir
Retrait de l’Accord de Paris
Dès le 20 janvier 2025, Trump a ordonné un nouveau retrait des États-Unis de l’Accord de Paris. Il a également révoqué le plan américain de financement climatique international et demandé de mettre fin aux engagements financiers liés aux politiques climatiques internationales.
Cela réduit à la fois :
les objectifs diplomatiques américains de réduction des émissions;
le financement destiné aux pays pauvres pour l’adaptation climatique;
la pression internationale exercée sur les grandes industries polluantes.
Suppression du fondement juridique des règles sur les gaz à effet de serre
La mesure la plus radicale a été prise le 12 février 2026 : l’EPA a supprimé l’Endangerment Finding de 2009, la conclusion scientifique et juridique selon laquelle les gaz à effet de serre menacent la santé et le bien-être de la population.
Cette décision retire à l’EPA le principal fondement utilisé pour réglementer le CO₂ des automobiles et des moteurs en vertu de l’article 202 du Clean Air Act. L’administration a simultanément éliminé les normes fédérales de gaz à effet de serre applicables aux véhicules des années-modèles 2012 à 2027 et aux modèles ultérieurs.
C’est beaucoup plus qu’un simple assouplissement : il s’agit d’une tentative de désarmer juridiquement une partie importante de la réglementation climatique fédérale.
Recul des normes automobiles
L’administration a supprimé ou entrepris de supprimer :
les limites de CO₂ des automobiles;
les normes visant les camions légers, moyens et lourds;
plusieurs mesures destinées à accélérer l’adoption des véhicules électriques;
certaines exigences d’efficacité énergétique présentées comme une restriction du « choix du consommateur ».
Cependant, supprimer une norme de CO₂ ne supprime pas automatiquement toutes les règles concernant les particules fines, les oxydes d’azote ou le monoxyde de carbone. Les gaz à effet de serre et les polluants atmosphériques toxiques sont juridiquement et scientifiquement des catégories partiellement distinctes.
Démantèlement des règles concernant les centrales électriques
En juin 2025, l’EPA a proposé l’abrogation de toutes les normes fédérales de gaz à effet de serre visant les centrales électriques alimentées au charbon et au gaz. Elle a également proposé d’affaiblir les exigences de 2024 concernant le mercure et les substances toxiques, au motif que celles-ci pourraient entraîner la fermeture de centrales au charbon.
L’administration a par ailleurs utilisé des ordres d’urgence pour empêcher la fermeture de plusieurs centrales au charbon. Le Département de l’Énergie affirme avoir maintenu en exploitation plus de 17 gigawatts de production au charbon en 2025.
Fermeture ou annulation de programmes d’énergie propre
Le Département de l’Énergie a annoncé plusieurs vagues d’annulations :
24 projets de démonstration d’énergie propre, représentant plus de 3,7 milliards de dollars américains, en mai 2025;
321 subventions concernant 223 projets, pour environ 7,56 milliards, à l’automne 2025;
le retour au Trésor de plus de 13 milliards de dollars non encore engagés dans des programmes associés à l’Inflation Reduction Act et aux politiques climatiques de Biden.
Les projets annulés ne concernaient pas tous exclusivement le solaire ou l’éolien : certains portaient notamment sur la décarbonation industrielle, l’hydrogène, le captage du carbone, les réseaux électriques et diverses démonstrations technologiques. L’administration affirme qu’ils étaient économiquement insuffisants; ses opposants y voient une liquidation idéologique des investissements climatiques.
Freins à l’éolien et priorité aux combustibles fossiles
L’ordre présidentiel sur l’« énergie américaine » a accéléré les permis pétroliers, gaziers et miniers, tout en ordonnant un réexamen des politiques favorisant les véhicules électriques, l’éolien et diverses technologies à faibles émissions.
La politique générale est donc cohérente :
produire davantage de pétrole, de gaz et de charbon, diminuer les contraintes environnementales et considérer le coût immédiat de l’énergie comme prioritaire par rapport au coût futur du dérèglement climatique.
3. Quelle pollution provient des États-Unis?
Le mot pollution recouvre plusieurs réalités. Il faut distinguer les émissions responsables du climat des polluants qui détériorent directement l’air respiré.
Émissions annuelles de CO₂
Les États-Unis produisent actuellement environ 4,9 milliards de tonnes de CO₂ fossile par année. Avec des émissions mondiales fossiles proches de 38 milliards de tonnes, leur part représente approximativement 13 % du total mondial. Les États-Unis demeurent ainsi le deuxième émetteur national annuel derrière la Chine, même si leur population ne représente qu’environ 4 % de la population mondiale.
Cela signifie qu’un Américain moyen émet plusieurs fois davantage de CO₂ qu’un habitant moyen de nombreux pays d’Afrique, d’Asie du Sud ou d’Amérique latine.
Responsabilité historique
Depuis le début de l’industrialisation, les États-Unis sont le pays qui a émis la plus grande quantité cumulative de CO₂ provenant des combustibles fossiles et de l’industrie : près du quart des émissions historiques mondiales.
Cette donnée est importante, car le CO₂ persiste longtemps dans le système climatique. Le réchauffement ne dépend donc pas seulement des émissions de l’année courante, mais de l’accumulation produite au cours des décennies précédentes.
Pollution atmosphérique classique
Le bilan intérieur américain est plus nuancé. Grâce au Clean Air Act, aux normes automobiles et aux contrôles industriels, les émissions combinées de six grands groupes de polluants — particules, dioxyde de soufre, oxydes d’azote, composés organiques volatils, monoxyde de carbone et plomb — ont diminué d’environ 79 % entre 1970 et 2024.
Cela constitue une réussite environnementale réelle. Mais elle ne signifie pas que le problème climatique est réglé :
les polluants classiques peuvent disparaître relativement rapidement après leur réduction;
le CO₂ s’accumule et agit à l’échelle mondiale;
une centrale au charbon peut être équipée pour réduire certaines particules ou le soufre tout en continuant à émettre énormément de CO₂;
les incendies, la chaleur et l’ozone peuvent également dégrader de nouveau la qualité de l’air.
4. La contradiction fondamentale
Les États-Unis ont démontré depuis 1970 qu’il est possible de réduire massivement plusieurs polluants tout en développant l’économie. L’EPA indique elle-même que les émissions des polluants atmosphériques courants ont chuté de près de quatre cinquièmes durant cette période.
Trump utilise néanmoins le coût des règlements comme argument pour abolir les règles climatiques. Sa position repose essentiellement sur trois convictions politiques :
les ressources fossiles constituent un avantage stratégique américain;
toute restriction climatique affaiblirait l’industrie et augmenterait les prix;
les prévisions climatiques seraient exagérées ou idéologiquement orientées.
Le problème est qu’il traite presque exclusivement le coût visible et immédiat de la réglementation, sans comptabiliser avec la même rigueur les coûts différés : vagues de chaleur, maladies, sécheresses, incendies, inondations, assurances, infrastructures endommagées et pertes agricoles. Entre 1980 et 2024, les États-Unis ont déjà enregistré 403 catastrophes météorologiques ou climatiques ayant chacune causé au moins un milliard de dollars de dommages; la moyenne est passée de neuf événements par année sur toute la période à vingt-trois par année entre 2020 et 2024.
En somme, Trump ne se limite plus à contester certains moyens de lutte contre le réchauffement. Son second mandat cherche à retirer les fondements juridiques, administratifs, financiers et diplomatiques de la politique climatique américaine, alors que les États-Unis demeurent l’un des principaux émetteurs annuels et le premier contributeur historique au CO₂ accumulé dans l’atmosphère.
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